Enfant intérieur

Dernière mise à jour : 18 sept.

Pour cet article, je vais te parler de ton enfant intérieur. J'ai souvenir d'avoir consulté une coach il y a quelques années. Cette dernière a évoqué mon enfant intérieur...


J'avais déjà maintes et maintes fois entendu cette expression. Mais là, sur le moment ça ne me parlait pas. Vraiment. J'étais une adulte avec des responsabilités d'adulte, et la charge de mes propres enfants et je ne voyais vraiment pas ce qu'il pouvait rester d'un enfant en moi.



si tu es là, tu te doutes bien que l'histoire ne s'arrête pas là.


Je vais commencer par te raconter un événement de mon passé. Un passé pas si lointain en somme. Un passé à l'aube de mes trente ans où j'étais déjà une adulte pourtant.


Il y a environ neuf ans, j'ai perdu un ami. Une personne qui à l'instant où je l'ai rencontré m'a comme foudroyée. Quelqu'un d'exceptionnel avec qui j'avais passé des moments formidables. Une personne qui avait compté dans ma vie.

Il y a des gens rares dont la rencontre dévie le cours de ton existence. De ces relations qui te forment à exister vraiment et sans qui tu le sais, tu ne serais pas celui que tu es devenu. Et cet ami avait décidé de lui même de nous quitter en supprimant sa vie.

Cela faisait plusieurs années qu'on ne s'était plus beaucoup côtoyés, je réceptionnais de temps en temps ses appels au secours sans jamais trouver de prise. J'en ai été dévastée.

Je me suis sentie seule, en colère et abandonnée.

J'ai du me débattre avec un sentiment infernal de culpabilité, une sensation d'inachevé pour tout ce que j'aurais pu dire ou faire. Tout retourner dans ma tête, me demander si j'aurais pu empêcher cette catastrophe. Bloquée dans ce tourbillon infernal et incessant du désespoir.

Mon don de médiumnité ne m'a été d'aucun secours. Je me suis retrouvée coupée et incapable d'aller chercher mon ami, incapable de l'aider à trouver son chemin. A culpabiliser encore et encore.



En me faisant aider, j'ai fini par faire le deuil de cette histoire pour vivre ma vie. Mais un événement récent a réactivé ces souffrances: la colère, la sensation d'abandon, d'impuissance, de panique. M'obligeant malgré moi à grandir et évoluer.


C'est alors que j'ai aperçu la petite fille que j'avais été et qui angoissait. Celle qui, de la façon la plus innocente du monde tenait à son petit camarade et qui aujourd'hui avait peur.

Cette petite fille qui me disait:

"En signant pour la vie, je voulais jouer, ressentir de la joie et être insouciante. Je voulais pouvoir m'émerveiller. Je voulais de l'amour simple et pur, la compréhension de mes pairs et avoir de bons amis. Je ne demandais rien d'autre que de courir dans les herbes hautes, sauter à pieds joints dans les flaques, observer les coccinelles et chercher l'escargot le plus gros du monde! Je n'ai pas signé pour ça. Je ne veux pas voir d'horreurs. Je ne veux pas qu'on m'abandonne, j'ai peur, j'ai peur toute seule! Je me sens abandonnées, rejetée. Vous m'avez trahie! Si c'est comme ça, je ne veux plus sortir, je ne veux rien voir de plus. Je suis trop déçue. Ecoute-moi!."


Et si c'était ça mon enfant intérieur. Si c'était cette petite fille que j'avais été. Et peut-être que je pourrais lui parler de là où je suis maintenant. Avec tout ce que je sais aujourd'hui. Et qu'est-ce que j'aurais pu lui dire alors?



Apprivoise le... Appelle-le. Parle lui.


Explique lui ce que tu as la sensation d'avoir oublié. Parce que oui, si tu es là, c'est que tu as parfois négligé de voir cet enfant en toi qui ne demande que ton amour et ta compréhension. Parfois tu as des colères et tu as le droit de ne pas savoir pourquoi. Mais peut être qu'ensemble vous arriverez à prendre soin de vous deux.

Demande à ce petit être ce qui l'effraie aujourd'hui. Pourquoi il ne t'offre plus ses éclats de rire. Demande lui de te raconter ces blessures que vous avez vécues ensemble et que tu as négligées.

Dis lui que tu es là maintenant. Tu vas le soigner, lui donner ce regard qui lui manque tant, cet amour qu'on ne lui a pas offert. Promets lui d'être encore là. Et lui t'offrira toute sa joie.



Observe les enfants.


Si tu posais ton téléphone de temps en temps... pour te souvenir de ce qu'étaient tes idées, tes rêves, ta capacité d'émerveillement.

La joie de vivre est un élément vital qui te permet d'évoluer et de grandir. Parmi les quatre principales émotions, elle est la seule positive, et la seule à se concentrer purement sur le présent. La peur est l’anticipation de l’avenir, et la colère et la tristesse sont liées au passé. L'enfant ne demande qu'à s'aimer dans son ensemble et pas seulement pour ce qu'il réussit. Il est dans l'instant et sa capacité d'émerveillement est infinie. Il a des souhaits, des désirs, des rêves. Lorsque tu regardes un enfant, tu souhaites par dessus tout le protéger et le voir toujours heureux. Fais-en autant avec celui qui t'habite.

Pendant trop d'années tu t'es plié à des normes de société, à une autorité qui te commandait de renier ces sentiments. Tu as eu l'illusion de grandir. Mais plus tu rabroue un enfant, plus tu le mets en insécurité. Il se recroqueville alors et s'éteint. La colère naît essentiellement de l’enfermement que ressent l’Enfant.

Alors accepte de libérer ta spontanéité car ton enfant intérieur sait qui tu es vraiment. Accueille ton ressenti et accepte tes peines comme tes joies. Rien que le fait de reconnaitre cet enfant en toi permettra de dissiper tous ces petits nuages qui te cachent la lumière.


Alors maintenant ouvre toi, accepte toi et donne toi suffisamment d'amour pour t'accepter en éloignant tous les jugements.


Je tiens à remercier mon amie Rebecca pour m'avoir mis une première fois sur la piste de cet enfant intérieur qui me manquait tant, Marianne Picard également, qui est une thérapeute exemplaire, pleine de douceur et de compréhension. Merci d'avoir inspiré ce poste.



... à Antoine (Twanoo).


112 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout